
Vues de l’exposition
Présentation de l’exposition par l’artiste
Exposition temporaire
À l’origine, la Maison du Peuple était sise « rue du Repos », ce nom qu’on donne aux voies qui jouxtent les cimetières. La rue changea de nom, mais pour Célia Coëtte, qui s’intéresse à la notion de fatigue, le toponyme fait sens, elle en fait le titre de son exposition. L’histoire de la Maison du Peuple – qui abrite aujourd’hui le Théâtre, les bureaux des syndicats et le Centre d’art – intéresse tout particulièrement l’artiste, dont le travail inclue lui-même une dimension performative, sportive, sociale et festive. Le Centre d’art était une salle de bal et l’actuel Théâtre a proposé des matchs de combats dans les années 1950. Les usages passés du bâtiment et son lien avec le travail résonnent discrètement mais profondément avec l’exposition.
La fatigue s’est transformée : de moins en moins reliée à l’effort physique, elle désigne dorénavant un épuisement moral, mental ou psychologique (burn-out, asthénie, etc.). Être fatigué, c’est refuser les injonctions de performance, c’est se défausser, botter en touche, s’excuser de ne pas répondre à toutes les attentes.
L’artiste a mené ses recherches sur la notion de fatigue : comment celle-ci a changé de sens et comment elle est devenue un leitmotiv des sociétés hyperconnectées, quand la charge mentale augmente tandis que le sommeil s’amenuise au rythme de la prolifération des écrans […].
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Par Xavier Jullien, commissaire de l’exposition.
En savoir plus
Née en 1988 à versailles, Célia Coëtte est diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2016 (atelier Dominique Gauthier) avec les félicitations du jury (exposition Felicita 17). Elle vit à paris et travaille au Houloc, à Aubervilliers. Tournée principalement vers la sculpture et l’installation, sa pratique évoque des rituels vernaculaires tels que la danse, la fête et le carnaval, dans une économie de formes.
Elle a participé au 63e salon de Montrouge en 2018, est régulièrement invitée à des expositions collectives à Paris comme « Pororoca » à la galerie Laure Roynette ou « System Failures » à la galerie PCP. Elle a travaillé avec plusieurs collectifs de curateurs tels que le collectif Empreinte, Mathilde Expose ou le collectif Embrayage. Elle a également réalisé plusieurs résidences notamment au sein de l’agence d’architecture l’Escaut à Bruxelles en 2019. Sa pratique se tourne de plus en plus souvent vers des collaborations, telles que pour l’exposition « Bad’in Twerk » avec Patricia Badin ou le café collective pour sa performance « J’ai mangé tous mes souvenirs ».
Public scolaire Visite et atelier autour des expositions du Centre d’art
Dans le cadre de cette exposition l’équipe pédagogique du Centre d’art vous propose :
• une visite commentée suivie d’un atelier de pratique artistique pour les élèves d’élémentaires.
• une visite commentée pour les élèves de collèges et lycées.
• une visite adaptée pour les élèves de maternelles.
Les lundis, mardis et jeudis de 9h à 11h et de 14h à 15h30 et les vendredis de 9 à 11h.
Les visites commentées et les ateliers sont gratuits sur réservation, par mail uniquement.
Informations pratiques

Centre d’art Madeleine Lambert – Maison du Peuple – 12 rue Eugène Peloux – 69200 Vénissieux
















