Exposition « Ex-voto »
Nawelle Aïnèche, Marion Auburtin,
Ghazale Bahiraie, Cécile Chareyron, Matt Coco,
Frédérique Fleury, Florian Mermin, Camille Moulin
Du 17 septembre au 19 décembre 2026

Matt Coco : Je t’ai dans la peau, 2023, faïence émaillée. © l’artiste.
Vues de l’exposition
Exposition temporaire
Commissaire de l’exposition : Xavier Jullien
Le MuMi : un musée itinérant et expérimental
L’exposition Ex-voto investit les salles miniatures du MuMi : une oeuvre qui prend la forme d’un Musée imaginaire, créé par l’artiste Le Gentil Garçon en 2016 et hébergé par le Centre d’art Madeleine Lambert depuis un an. À la fois vitrine, maquette et cabinet de curiosité, cette oeuvre a été imaginée dans un esprit joueur et expérimental. Après une première exposition à Nantes, l’artiste s’est dessaisi du MuMi et en donne à présent les clés à d’autres commissaires pour y organiser de nouvelles expositions. Le MuMi déploie ainsi sa propre programmation dans ses salles lilliputiennes, dont l’architecture très géométrique est inspirée du modernisme des années 1930. L’image institutionnelle, parfois intimidante ou austère du Musée, devient avec le MuMi un terrain de jeu et d’émerveillement : l’échelle de 1/25e est proche de celle des premières maisons de poupées au XIXe siècle ou des personnages Playmobil®.
Les ex-voto : aux origines des premières croyances
Un ex-voto est une offrande prenant la forme d’un objet, souvent une petite sculpture, une plaque ou un tableau. Dans un cadre religieux ou non, l’ex-voto est un don fait contre une demande, un voeu ou pour exprimer des remerciements : désir de guérison, souhait de réussite, gratitude pour une rémission, etc. L’histoire des ex-voto remonte certainement aux débuts de l’Humanité, quand les toutes premières croyances et superstitions sont apparues. Sur le site de Pech-Merle, en Occitanie, une des grottes ornées les plus remarquables, des peintures pariétales ont été datées d’il y a environ 24 000 ans. On trouve dans cette grotte un grand nombre de « mains négatives », réalisées avec la technique du pochoir. L’artiste posait sa main contre la paroi, repliant parfois un ou plusieurs doigts et soufflait, la bouche préalablement remplie d’une peinture faite de pigments naturels. Certain·es préhistorien·nes pensent que ces mains étaient peintes dans une intention spirituelle, mystique, dont le sens précis nous échappera sans doute toujours. Par la suite, « les formes typiques
d’ex-voto, telles que les formes anatomiques, n’ont pratiquement jamais évolué – ni en taille, ni dans le choix des matériaux, ni dans les techniques de fabrication, ni même dans le style de figuration […] depuis l’Antiquité grecque [jusqu’aux sanctuaires actuels de Chypre, de l’Italie ou de la Péninsule Ibérique. » ; comme l’écrit Georges Didi-Huberman dans son livre Ex-voto, image, organe, temps paru en 2006. Aujourd’hui, les ex-voto corporels sont encore utilisés dans plusieurs régions du monde et dans des cultures très différentes. Ils sont aussi collectionnés à titre décoratif ou portés en bijoux […].
Téléchargez la feuille de salle de l’exposition pour découvrir le texte dans son intégralité.
Par Xavier Jullien, commissaire de l’exposition.
Public scolaire Visite et atelier autour des expositions du Centre d’art
L’équipe de médiation du Centre d’art reçoit chaque année de nombreuses classes pour des visites et des ateliers autour des expositions. Notre équipe pédagogique propose aux écoles :
- [Maternelle] une visite commentée
- [CP, CE, CM] une visite commentée suivie d’un atelier de pratique artistique.
- [Collège & Lycée] une visite commentée
Le lundi et mardi matin et après-midi et le mercredi et jeudi matin.
Les visites commentées et les ateliers sont gratuits sur réservation par mail uniquement.
Informations pratiques

















