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Collection – Dernières acquisitions

La collection municipale d’art moderne et contemporain du Centre d’art Madeleine Lambert s’enrichit chaque année de nouvelles œuvres.
Stéphanie Nava
Série La forme d’une ville, le coeur d’un mortel, 2016, Piézographies au charbon sur papier, 45 x 55 cm (x 3).

 

Mathilde Caylou : Serres 2022. Verre soufflé, verre sablé, dessin au lustre recuit à base température. ©Blaise Adilon.
Stéphanie Nava Série La forme d’une ville, le coeur d’un mortel, 2016, Piézographies au charbon sur papier, 45 x 55 cm (3 dessins). Collection Ville de Vénissieux.
Stéphanie Nava Série La forme d’une ville, le coeur d’un mortel, 2016, Piézographies au charbon sur papier, 45 x 55 cm (3 dessins). Collection Ville de Vénissieux.
Repris des dessins de l’architecte allemand Heinrich Tessenow dans son ouvrage Wohnhausbau paru en 1927, l’intérieur dessiné et répété à l’identique sur chacune de ces images est celui d’une maison champêtre allemande du début du XXe siècle.
Seule variation, le blanc de la nappe qui recouvre la table accueille des blocs architectoniques dont la disposition produit des typologies urbaines variées. Réalisés par montage numérique, ils sont façonnés à partir de morceaux de gris taillés dans des photographies d’intérieur provenant du livre de Tessenow.
Une fois assemblées, les surfaces géométriques ainsi prélevées deviennent immeubles ou maisons, ville dense ou quartier pavillonnaire, au gré d’un jeu de construction dont les protagonistes se sont temporairement éclipsés. Où sont ces urbanistes ? Dehors ? Au jardin?… Pour penser la ville, la campagne est-elle une nécessité ?

Michel Dector
Sans titre, 2021, feutre, acrylique sur papier, 65 x 50 cm (x 2).

 

Michel Dector Sans titre, 2021, feutre, acrylique sur papier, 65 x 50 cm. Collection Ville de Vénissieux.
« Michel Dector ramène la signification conceptuelle des réalités mathématiques à une teneur matérielle première. […] Il rend aussi notre compréhension plus enracinée : en dernière instance, les règles de nos pratiques et de nos usages mathématiques trouvent leur ressource et leur sens dans ce que nous pouvons avoir tendance, par anthropocentrisme, à dévaluer : le dehors du monde de la vie. »

Hippolyte Hentgen
Sanjo Dori, 2019, collage sur papier, 58 x 52 cm.

 

Hippolyte Hentgen Sanjo Dori, 2019, collage sur papier, 58 x 52 cm. Collection Ville de Vénissieux.
Hippolyte Hentgen est un duo d’artistes, composé de Gaëlle Hippolyte et de Lina Hentgen. Réunies sous ce nom fictif pensé comme une sphère de partage et un outil de mise à distance de la notion d’auteur, les deux artistes explorent un territoire de recherche principalement orienté vers l’image. Si leur pratique s’ancre dans le dessin, elles s’aventurent également dans d’autres champs de représentation, tels le spectacle, le décor, le film et la sculpture. En s’appropriant les codes de la bande dessinée et du dessin de presse, elles multiplient les tons (burlesque, naïf) et les références (de Jim Shaw aux cartoons des années 1930, de l’underground au modernisme, des motifs textiles aux papiers décoratifs japonais) et revivifient par glissement et greffe, une culture visuelle de masse. Puisant dans l’histoire de l’art comme dans la culture populaire, elles s’emparent d’images iconiques inscrites dans la mémoire collective et les restituent dans un immense collage protéiforme et composite, d’une grande liberté stylistique.

Nicolas Daubanes
Carnet, rédigé à Montluc, 2022. Poudre de fer aimantée sur papier et incrustation d’acier incandescent sur verre, 30 x 40 cm.

 

Nicolas Daubanes Carnet, rédigé à Montluc, 2022. Poudre de fer aimantée sur papier et incrustation d’acier incandescent sur verre, 30 x 40 cm.
“Par les dessins, les céramiques, les œuvres en bronze ou en verre, Myriam Mechita donne corps aux violences du monde. Je cherche des diamants dans la boue. Sans concession, l’artiste tellurique explore les profondeurs de l’histoire humaine. Des mémoires enfouies, elle fait remonter à la surface, à nos yeux, des images, des flashs, des révélations qui ne connaissent ni espace ni temps.”
« J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croisement de ce qui va advenir.
Mon travail s’inscrit dans la durée, il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégagement de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’intensité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique, pour renforcer l’énergie créatrice et en transmettre la force. Je suis conduit par mon histoire, mes propres questions existentielles et par le choix d’une adéquation permanente et subtile entre forme et contenu. »
Nicolas Daubanes
Ce dessin fait partie du corpus présenté au sein de l’installation « Je ne reconnais pas la compétence de votre tribunal » dans le cadre de la 16ème Biennale de Lyon Manifesto of fragility.

Dora García
L’insecte 1, 2023, série Mad Marginal Charts, crayon et pastel sur papier, 52,5 x 72,5 x 5 cm.

 

Dora García L’insecte 1, 2023, série Mad Marginal Charts, crayon et pastel sur papier, 52,5 x 72,5 x 5 cm. Collection Ville de Vénissieux.
Dora García utilise l’espace d’exposition comme plateforme pour étudier la relation entre le visiteur, l’oeuvre d’art et le lieu. Travaillant à partir de textes, d’archives et de fichiers audio, elle raconte des histoires réelles et fictives pour questionner et secouer la société. À travers un ensemble de travaux aux multiples facettes (vidéo, écriture, performance et installation), elle remet en question les relations traditionnelles entre les oeuvres d’art et les spectateurs dans l’espace d’exposition. Ses scénarios combinent fiction et réalité jusqu’à la confusion, créant ainsi des situations uniques, à la fois intellectuelles et ludiques, qui reposent sur une participation active, et parfois obligatoire, du public à la création, l’activation ou la destruction de l’oeuvre.

M’barka Amor
Nanni , Nanni, 2023, couscoussier, ciment gris, filasse, installation sonore, couverture acrylique, dimensions variables.

 

M'barka Amor, Nanni, Nanni, 2023. Collection ville de Vénissieux.
Le couscoussier est l’objet maternel par excellence dans la mythologie personnelle de l’artiste. […] M’barka Amor raconte que c’est un objet qu’elle dessine depuis l’adolescence, parce que pour elle, il a toujours été là. Ustensile qui définit la mère dans sa société, dans sa communauté, il est aussi saisi par le rêve des un.e.s et des autres. Si l’artiste en a fait ce personnage inédit, grave et comique, c’est pour qu’il échappe à d’autres généalogies iconographiques puisqu’avec ses formes rondes, on peut le voir métonymique d’une sensualité supposée ; puisqu’objet de la cuisine, on peut le voir comme cet objet où ça cuit pour qu’ensuite ça soit mangé. Manipulé uniquement par des mains de femmes, des mains de mères, pour produire quelque chose qui sera mangé par tou·te·s. On ne fait pas du couscous juste pour soi et tout le monde mange du couscous ; on le sait c’est l’un des plats préférés des français·e·s depuis quelques années déjà.[…]
Extrait du texte écrit par Eva de Barois, critique d’art, pour l’exposition Le Rêve de l’Autre, avril 2023, Centre d’art Madeleine Lambert.