Résidences 2015-2023

La résidence du Centre d’art Madeleine Lambert est une résidence dite “de territoire” :

• C’est une rencontre entre un.e artiste et la Ville, avec ses habitants, son histoire, sa géographie, son identité.

• C’est un contexte de création : l’artiste produit des œuvres sur place.

• C’est une présence et une implication de l’artiste dans des temps de rencontres avec les habitants, dans un esprit participatif, créatif et des moments de restitution, liés au travail produit sur place.

• L’intervention directe dans l’espace public est possible (l’art peut apparaître où on ne l’attend pas toujours !)

Bruce Clarke
Peinture murale Savoir dire non, 2015.
Façade située à l’angle de l’avenue Pierre-Semard et de la rue Eugène-Maréchal, Vénissieux.

Peinture murale « Savoir dire non » réalisée par l’artiste Bruce Clarke.
[…] De cette “belle rencontre artistique et humaine”, un projet s’est aujourd’hui, 12 juillet, concrétisé : Bruce Clarke a été le premier plasticien à être accueilli en résidence artistique par la Ville. “Pendant un mois, reprend Michèle Picard, il y eut de nombreux échanges et des rencontres avec les Vénissians. L’alchimie qui en résulte est placée sous le signe de l’Histoire et de la Résistance.”[…] Jean-Charles Lemeunier, Expressions,  13.07.2015.
Né en 1959, à Londres.
Après des études aux Beaux-Arts à Leeds University, Grande-Bretagne, s’installe en France.
Son travail plastique traite de l’histoire contemporaine, de l’écriture et de la transmission de cette histoire. Il souhaite que sa peinture stimule une réflexion sur le monde contemporain et la représentation qu’on en fait.
Plasticien et photographe, il expose depuis 1989 en France et à l’étranger.
Il se place en dehors d’un art complaisant et décoratif. Il voit dans l’art un moyen privilégié de s’exprimer et d’informer, bref de porter un regard sur le monde qui nous entoure. Il ne suffit pas simplement de se faire une place dans la société, il faut également s’efforcer de peser sur le cours de l’histoire.
L’interrogation ne devrait pas être tournée sur elle-même, mais ouverte aux domaines sociaux, l’art en lui-même demeurant un domaine social assez restrictif et marginal. L’œuvre ne fabrique aucun sens stable autre qu’une question.
Militant anti-apartheid au temps de l’apartheid en Afrique du Sud, il tente d’intégrer cet engagement politique dans sa recherche plastique qui se situe dans un courant de figuration critique. Source : http://bruce-clarke.com/

 

 

Chourouk Hriech
Le départ, performance musicale « Sound Painting » de l’artiste avec la collaboration de l’école de musique Jean Wiener.
Chourouk Hriech est accompagnée de Hélène Péronnet au chant et de Audrey Perrier au violon.

Peinture murale « Savoir dire non » réalisée par l’artiste Bruce Clarke.
Née en 1977, vit et travaille à Marseille et Casablanca.
Elle est diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Lyon.
Elle a entre autres exposé ses œuvres à Lyon, Paris, Marseille, Casablanca, Madrid et Shanghai.
Chourouk Hriech s’imprègne de mille lieux, de différentes époques et repères culturels, et les télescope dans de grands dessins qu’elle réalise souvent directement au mur. Curieuse, engagée et à l’affût de nouvelles formes, de nouveaux horizons, elle oppose la multiplicité à la monotonie, la rencontre à l’entre soi, et joue des superpositions en liant le familier à l’imaginaire.
Ses œuvres sont le plus souvent réalisées in situ et résonnent avec les lieux qu’elle investit, avec l’architecture et le sédiment historique et culturel local dont elle nourrit ses dessins.
Installée à Marseille, elle voyage régulièrement et enrichit ses œuvres de ses observations et de ses expériences. Mêlant des formes géométriques à d’autres figures plus reconnaissables, ses dessins aux formes sensibles et radicales gardent leur versatilité, leur caractère paradoxal, en équilibre, à l’image d’un monde en mouvement.

 

 

Claire Georgina Daudin
Édition produite par le Centre d’art Madeleine Lambert : Vénissieux – Une ville et ses seuils – Claire Georgina Daudin.

Vénissieux - Une ville et ses seuils - Claire Georgina Daudin.
L’artiste a sillonné tous les quartiers, s’est familiarisée avec eux, y a relevé ce qui résonnait avec sa propre sensibilité. Accompagnée dans sa phase d’exploration par des habitant·e·s et acteurs·rices locaux·ales – qu’ils·elles en soient ici chaleureusement remercié·e·s – elle a imaginé une œuvre protéiforme en photographiant et en écrivant les textes de ce livret (d’abord publiés sur un blog et dans le journal Expressions). Elle a créé une sculpture avec des matériaux glanés, présentée au Centre d’art lors d’un concert-performance avec des élèves de l’École de musique, traduction sonore des textures et perceptions contrastées de l’espace urbain.
Herbes dites mauvaises, débris, arrachements minéraux, terre fraichement retournée : certains espaces en transition témoignent de l’intérêt de l’artiste pour l’éphémère, l’inframince et l’indiciel.
Avec La traversée des seuils, elle a proposé aux habitant·e·s de l’accompagner à pied dans un parcours reliant 11 seuils, du Moulin à Vent aux Grandes Terres. À ses côtés, la marche inscrit les participant·e·s dans un cheminement conjoint de la pensée, du regard et du corps. De ce paysage urbain et social fait de surfaces, de traces et d’histoires agrégées au quotidien, l’artiste fait émerger la beauté, la rudesse parfois, la poésie souvent, puisées aux seuils de la Ville en y dessinant de subjectifs contours. Xavier Jullien, directeur du Centre d’art Madeleine Lambert.
Née en 1984, l’artiste a exposé ses œuvres en Auvergne Rhône-Alpes, à Rennes, Berlin, en Italie et en Russie. Elle a participé depuis 2007 à de nombreux projets publics participatifs et plusieurs résidences en France et à l’étranger.
Claire Georgina Daudin fabrique des constructions éphémères. Elle s’inspire du paysage urbain et observe ses transformations pour dessiner, sculpter des œuvres où la mémoire des lieux réapparait.
Elle montre ainsi les fragilités de notre environnement – sans cesse en mouvement – mais aussi l’importance de notre mémoire partagée, inscrite au cœur de la Ville elle-même.

 

 

Amélie Berrodier
Restitution de l’atelier mené avec les élèves de l’école Parilly.

Restitution atelier avec les élèves de l'école Parilly.
Pour ce projet, Amélie a souhaité se pencher sur la photo de classe car pour elle il s’agit d’une façon de construire son portrait et de marquer son identité. Elle s’est intéressé à la question de savoir à partir de quel âge avait-t-on conscience de l’image que l’on renvoie.
Elle a réalisé des portraits filmés d’enfants dans des écoles avec des mises en scène (seuls ou en petits groupes). Elle a travaillé en amont avec eux sur des archives de photos de classes et sur les choix de mise en scène et de décors pour la captation vidéo.
Née en 1992, elle est diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon. Son travail est montré au cours d’expositions mais également lors des festivals cinématographiques. L’artiste a également réalisé plusieurs résidences de recherche et création depuis 2015, ainsi que des résidences en milieu scolaire.
Le travail d’Amélie sonde le portrait photographique et ses usages sociaux.
Elle s’intéresse particulièrement à l’image que l’on choisit de renvoyer et de comment on la gère. Elle effectue des recherches sur la photographie et son histoire. La rencontre est très importante dans sa démarche.
Son travail se traduit par des vidéos ainsi que des installations (comprenant aussi de la vidéo).
Elle nous présente quelques-uns de ses projets tout en les illustrant par ses visuels et des extraits de ses vidéos.
Ce qui ressort de ses travaux est surtout la notion de rencontre. Elle tire le portrait d’un vieux monsieur qu’elle vient de rencontrer, d’employés d’un domaine viticole, d’une petite fille entourée d’adultes, ou encore d’habitants d’un petit village dans le Sud-Ouest de la France.
Ne choisissant ni le documentaire, ni la fiction, elle s’intéresse tantôt aux histoires racontées par les gens, tantôt à l’absence de parole qui laisse paraitre les bruits environnants.
Elle réalise des portraits filmés : elle s’est intéressée à l’histoire de la photographie et la pose longue qui était imposée par la photographie auparavant. Cette notion de pose se retrouve dans ses portraits filmés ; en filmant ces poses, elle met en avant les mouvements du corps et notre comportement face à la caméra. Le son environnant et le rapport à l’image sont très importants.

Mathilde Caylou
Marquée par la place importante du végétal dans la ville, l’artiste a orienté son travail autour de 4 grandes familles de plantes. Ces observations ont donné naissance à des sculptures et installations où le verre, le goudron et l’argile s’assemblent entre fragilité, transparence et délicatesse.

Mathilde Caylou - Découverte du territoire, Jardin de l'Envol, Vénissieux.
[…] Mathilde Caylou agit dans le lieu qu’elle choisi d’expérimenter physiquement. Lors de sa résidence à Vénissieux, elle est d’abord déconcertée par le contexte urbain. Elle prend rapidement conscience de l’importance donnée par la ville aux espaces verts. Le sol est envisagé comme l’étendue commune qui relie l’urbain au rural. L’artiste s’est ainsi intéressée aux multiples relations qui existent entre les humain·es et les êtres végétaux. […] Extrait du texte de Julie Crenn produit pour l’exposition Des Grandes Terres aux parterres de Mathilde Caylou au Centre d’art Madeleine Lambert.
Née en 1985, Mathilde Caylou vit et travaille à Landersheim (Bas-Rhin).
Elle a a étudié à la HEAR de Strasbourg et a obtenu son DNSEP Art option objet-verre en 2010 avec les félicitations du jury.
Mathilde Caylou est une artiste verrière, elle produit des pièces uniques dont le matériau principal est le verre, travaillé selon différentes techniques : pâte de verre, soufflage, polissage, ou encore moulage. Cette jeune artiste se place donc à la frontière entre art contemporain et pratique artisanale. Au cœur de son travail, dont se dégage légèreté et poésie, se trouve le rapport de l’homme au paysage, à la terre et l’agriculture. Les œuvres de Mathilde Caylou on été notamment exposées au Musée des Arts Décoratifs en 2016, au Grand Palais en 2015, à la Biennale Internationale de verre de Strasbourg en 2015, à la Biennale du verre de Colombes de 2013, ou encore à la Biennale de la jeune création de 2012. Elle a également été lauréate de la fondation Banque Populaire en 2013 et deux fois finaliste du Prix « Talents d’eau » de la Fondation François Schneider, Wattwiller en 2015 et 2016, entre autres récompenses.

Lidia Lelong
Marquée par la notion d’habiter l’espace, l’artiste a orienté son travail autour des espaces vides dans la Ville et des “lignes du désir”, ces chemins empruntés par les usagers qui n’ont pas été pensés par l’urbanisme. des espaces vides dans la Ville et des “lignes du désir”, ces chemins empruntés par les usagers qui n’ont pas été pensés par l’urbanisme.

Lidia Lelong, 2023. (c)Blaise Adilon
Attentive aux changements dans le tissu urbain, à son histoire et au quotidien, Lidia Lelong a pris ses quartiers à Vénissieux au printemps dernier et a travaillé au contact des habitants, découvrant ainsi la Ville et menant entre autres des ateliers en direction des scolaires.
Née en n 1991 à Quessy (Aisne), elle vit et travaille à Saint-Léonard-de-Noblat.
Elle a obtenu un DNSEP en 2016 à l’ENSA – École supérieure nationale d’art de Limoges.
Développant une pratique de la sculpture et de l’installation, l’artiste collecte de ses différents voyages un catalogue de formes souvent empruntées à l’environnement urbain et à l’architecture.